SeedBioProtect : après la mise au point, le screening !

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SeedBioProtect : après la mise au point, le screening !

Pour cette nouvelle année, les travaux du projet SeedBioProtect se poursuivent. Ce projet, financé par Plant Alliance et Consortium Biocontrôle, vise à décortiquer la réponse des semences traitées par des solutions pendant le développement/maturation et la germination des semences à des échelles moléculaires et métaboliques et à des échelles physiologiques par phénotypage sous contraintes biotiques.

Pour pouvoir étudier ces hypothèses, le projet porte sur l’étude d’agents pathogènes responsables de fonte de semis tels que Pythium irregulare sur blé et Rhizoctonia solani sur tomate et se compose de 4 Work Packages :

  • WP1 – Influence de l’application d’une solution de biocontrôle sur la plante-mère au cours du développement des graines et d’étudier l’induction des mécanismes de défense.
  • WP2 – Influence d’une solution de biocontrôle, cette fois-ci directement appliquée sur les semences, sur l’induction de mécanismes de défense et sur le développement des futures plantules.
  • WP3 – Etude de la stabilité et la transmission intergénérationnelle du microbiote des semences du WP1 et du WP2 à la suite de l’application de traitements alternatifs via le séquençage de biomarqueurs phylogénétiques.
  • WP4 – Développement des méthodes in vitro et in vivo pour mesurer l’efficacité de protection des semences via l’application des solutions de biocontrôle.

Le GEVES est impliqué dans le WP4.

 

 

Dans le but de poursuivre les travaux, une nouvelle stagiaire a été accueillie au sein de l’équipe, Méline GILME (M2 Université Agros Campus Ouest). Elle est en charge de la réalisation technique et plus précisément des screening in vivo des modalités semences issues des WP1 et WP2. Après une année de mise au point du pathosystème Pythium sur blé (réalisé par Carole Toueri – M2 Université de Montpellier en 2023), l’ensemble des modalités (96 au total) sont testées en conditions de stress biotique. Divers facteurs sont évalués : 4 génotypes, 4 produits et 3 sites de production. Basé sur une échelle de notation, l’indice maladie permettra de vérifier des différences d’efficacité de ces facteurs.

Parallèlement à ce test de comparaison multiple, un travail méthodologique sur la mise au point du pathosystème Rhizoctonia solani sur tomate est en cours.  Suite à la réception d’une nouvelle souche en provenance de l’Université du Sassari en Italie, de nouveaux essais faisant varier la pression maladie sont en cours dans le but de maitriser ce pathosystème. Les premières plantes contaminées par cette nouvelle souche présentent des symptômes caractéristiques et semblent prometteurs pour la suite. A terme, 96 modalités sont également à évaluer sur ce pathosystème tomate.

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